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PRISONS : LA HONTE DE LA RÉPUBLIQUE

Chapeau : séance suivie d’un débat en présence de
Gabriel Mouesca, président de l’Observatoire International des Prisons (OIP)
et d’Alain Cacheux, directeur de la Maison d’arrêt de Douai
Date : soirée en partenariat avec l’association Arc- en-ciel (association des familles de détenus), l’association des visiteurs de prison et l’aumônerie

Source : Hippodrome de Douai (http://www.hippodromedouai.com)

Rubrique : 2008-2009

Bernard George cinéaste

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du 20/11/2008 20:30 au 20/11/2008 20:30
Salle : l'Hippodrome scène nationale
Place du Barlet
03 27 99 66 66
Douai 59500 France (Nord-Ouest)




Texte : Prisons surpeuplées, manque d’hygiène, d’accès aux soins, vétusté, violence, suicides, dignité bafouée… Depuis plusieurs années, les rapports déplorant les carences du système pénitentiaires français ne cessent de s’accumuler. Pourtant, rien ne semble bouger : un peu comme si notre pays tournait le dos à toute volonté de réformer ses conditions carcérales. Or, depuis 2002, le nombre des incarcérations ne cesse d’augmenter…

Le film engagé de Bernard George, n’est pas une enquête à charge et à décharge où sont exposés les arguments des uns et des autres, où sont développés posément des propos contradictoires alimentant un débat.
Il s’agit ici de pointer sans concession ni pathos les dysfonctionnements du système pénitentiaire, de dénoncer la surpopulation (le taux peut atteindre 250%), le manque d’hygiène et de soins, la vétusté, la violence, les suicides, la dignité bafouée…
Grâce aux témoignages d’anciens détenus et de familles de prisonniers, aux reconstitutions et aux images d’archives, aux questions posées aux trois anciens gardes des Sceaux, la démonstration est implacable.

Télérama


L’administration pénitentiaire lui a opposé son veto, parce qu’elle ne souhaitait pas la diffusion d’images de « nature à porter atteinte à l’institution ». Poussant encore plus loin la censure, elle a refusé la présence des caméras à l’intérieur du musée des Prisons situé à Fontainebleau. Circulez, il n’y a rien à montrer. Le réalisateur Bernard George n’a pas eu d’autre choix, c’est hors des lieux de détention qu’il a dû trouver la matière de son documentaire, réussissant un pari relevé : montrer la réalité de la prison sans pouvoir y pénétrer.
Au final, le téléspectateur se verra présenter soixante-quatorze minutes d’un réquisitoire accablant et implacable, justement de « nature à porter atteinte à l’institution ».
Monté à partir d’images d’archives, de scènes de vie reconstituées par-delà les murs, des témoignages d’anciens détenus, d’ex-surveillants, de familles, d’anciens ministres de la Justice, ce film pose un regard sans concession et d’une justesse effroyable sur ce qui se vit derrière les barreaux.

L’Humanité




Inséré le : 29/10/2008 17:55
générique
2006 - FRANCE - COULEUR - 1H14

documentaire de Bernard George

coproduction : Cinétévé et Canal+
avec la participation de Planète et du Centre National de la Cinématographie et en association avec L’Observatoire International des Prisons
unique séance

JEUDI 20 NOVEMBRE
20H30
ENTRÉE LIBRE

SUIVIE D'UN DÉBAT