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LIVERPOOL
Source : Hippodrome de Douai (
http://www.hippodromedouai.com)
Rubrique : 2009-2010
Lisandro Alonso cinéaste
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11_liverpool.pdf (titre : FICHE / )
du 07/10/2009 00:00 au 07/10/2009 00:00
Salle : l'Hippodrome scène nationale
Place du Barlet
03 27 99 66 66
Douai 59500 France (Nord-Ouest)
du 08/10/2009 00:00 au 08/10/2009 00:00
Salle : l'Hippodrome scène nationale
Place du Barlet
03 27 99 66 66
Douai 59500 France (Nord-Ouest)
du 13/10/2009 00:00 au 13/10/2009 23:00
Salle : l'Hippodrome scène nationale
Place du Barlet
03 27 99 66 66
Douai 59500 France (Nord-Ouest)
Texte : au milieu de l’océan Atlantique, Farrel demande au capitaine du cargo sur lequel il travaille l’autorisation de descendre à terre : il veut se rendre là où il est né pour savoir si sa mère respire encore. Farrel a travaillé comme marin les vingt dernières années de sa vie. Il s’est soûlé à en rouler par terre et a toujours payé les femmes qu’il a eues. Il ne s’est fait aucun ami. Une fois parvenu au hameau enneigé où il a vécu ses premières années, il découvre que sa mère vit toujours mais également que la famille compte une personne de plus.
Cinéaste à la fois décontracté et obsessionnel, Lisandro Alonso ne cesse, de film en film, d’observer avec une fascination qui ne se dément pas le rapport entre un personnage et un espace. Dans La Libertad
on suivait un bûcheron dans les bois, dans Los Muertos
c’était le parcours d’un détenu fraîchement libéré sur un fleuve au c½ur de la jungle et dans l’inédit Fantasma l’errance d’un acteur dans un immense cinéma désert.
Avec Liverpool,
Alonso reste fermement sur sa ligne : ici encore tout ce qui relève du récit ou de la psychologie n’existe qu’en creux, ici à nouveau ce ne sont que les déplacements du personnage principal (d’un port jusqu’à un village de montagne) qui constituent la chair du film.
Mais cette fois il affine encore le concept et en épure la forme, de sorte que Liverpool
s’impose comme un objet à la fois limpide et profondément mystérieux, donc fascinant.
Le cinéma d’Alonso ne relève pas, contrairement aux apparences, d’un cinéma de l’errance, avec ses arrêts, ses incertitudes, ses détours ici, le film et son personnage savent où ils sont et où ils vont. Ils avancent lentement mais en ligne droite. Le trouble naît alors des non-dits qui sous-tendent le parcours.
Comme dans une nouvelle d’Hemingway, l’histoire s’impose par le poids silencieux qu’elle fait peser sur une suite de déplacements, d’ordinaires repas, d’échanges minimalistes.
Elle se perçoit plus qu’elle ne se comprend, elle apparaît en filigrane, enveloppée d’une aura de fantasme. Si bien que, ce qui peut sembler vide et froid, est en fait chargé de sens et miné d’émotions refoulées.
N.M.- Fiches du CinémaDes héros solitaires, des mondes sauvages, des natures orgueilleuses, des microsociétés, des plans qui mélangent incroyablement le plus grand calme et la plus extrême tension et, in fine, des vérités terribles.
Libération
Le trajet du marin sur la terre ferme sera filmé par séquences en temps réel, Alonso ne faisant pas l’économie de nous montrer les marches à pied, les étapes en bus ou en stop, les arrêts dans des tavernes ou hôtels de fortune, les moments faibles ou non-événementiels du voyage. Il s’agit de nous faire éprouver quasi physiquement la durée, l’effort, les difficultés qu’engendre un tel périple.
Et c’est du cinéma – du cinéma chimiquement pur, pourrait-on dire. De l’enregistrement patient et intense de lieux et de corps, un sens constant du cadre et de la lumière, un soin minutieux du son – la bande sonore constituant quasiment un film dans le film à elle seule.
Les Inrockuptibles
Inséré le : 01/09/2009 12:16
GÉNÉRIQUE
2009 - ARGENTINE/ESPAGNE - COULEUR - 1H24 - VO
de
Lisandro Alonsoavec Juan Fernandez, Giselle Irrazabal, Nieves Cabrera
SÉANCES
JEUDI 08 OCTOBRE
20H30
VENDREDI 09 OCTOBRE
18H30
SAMEDI 10 OCTOBRE
17H30
DIMANCHE 11 OCTOBRE
15H00
MARDI 13 OCTOBRE
20H30